Quand Versailles était meublé d'argent...

Publié le par Interdisciplin'art

 

 

De novembre 2007 à mars 2008, le château de Versailles avait abrité une exposition intitulée Quand Versailles était meublé d'argent. Les photos, comme toujours dans les expositions, étaient interdites sauf (et c'est assez rare pour être noté) dans la Galerie des Glaces qui arborait, pour l'occasion, une reconstitution en carton peint du trône du souverain et de la décoration qui l'entourait. Je profite donc de cet article pour vous mettre quelques photos que j'avais prises et qui montrent l'agencement de la Galerie des Glaces et la décoration avec les candélabres et cassolettes  sous Louis XIV. Pour plus de détails, je vous renvoie au catalogue d'exposition dont les références et la quatrième de couverture se trouvent ci-dessous.

 

Quand Versailles était meublé d'argent, Château de Versailles, 21 novembre 2007 - 9 mars 2008, Paris, RMN, 2007.

Sait-on encore aujourd'hui que Versailles, à son apogée était meublé d'argent massif, que Louis XIV, au lieu de conserver son trésor dans des coffres, l'avait fait transformer par les meilleurs orfèvres, en tables de 350 kilos de métal précieux, en miroirs de 425 kilos, en balustrades de plus d'une tonne, en gigantesques vases et cassolettes, en canapés et tabourets ? Toutes ces merveilles, rassemblées dans le Grand Appartement du roi, y jouaient avec les ors, les marbres et surtout avec des milliers de bougies, créant ainsi une ambiance de brillance et de lumière telle qu'elle stupéfiait les contemporains.

D'où est venue cette étrange idée de concevoir des meubles de métal ? D'Espagne, dès la fin du XVIe siècle. Rares dans les premiers temps, ils se multiplient à la suite de l'expérience versaillaise et, pendant un demi-siècle, de 1690 à 1740, on les retrouve dans toutes les grandes cours d'Europe, en des quantités parfois impressionnantes. Leur souvenir s'est perdu car, constituant une réserve monétaire, ces meubles ont été le plus souvent fondus. Il n'en reste que peu d'exemplaire, quelque deux cents pièces à travers le monde. Mais quels vestiges étranges et sublimes à la fois !

L'étude de ces pièces, complétée par des recherches dans les archives, menée par une équipe internationale à l'occasion de l'exposition présentée au château de Versailles, révèle un phénomène d'une ampleur géographique insoupçonnée, d'une dimension artistique considérable mais aussi d'une signification politique affirmée comme attribut du pouvoir absolutiste.

 

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Publié dans histoire de l'art

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Naguère 04/01/2012 18:32


Oui, oui, positivons ! De la porcelaine également, il me semble ?


A+

Interdisciplin'art 05/01/2012 09:34



Oui oui. En fait le terme céramique est assez générique. On l'emploie pour parler de faïence et de porcelaine mais aussi en terre cuite, en grès...


@ +



Naguère 04/01/2012 11:30


Hello !


De toute manière, il a tout vendu vers la fin de règne pour avoir des sous afin de financer ses guerres.


C'est laid, cet argent !


A+

Interdisciplin'art 04/01/2012 18:04



Coucou !


Oui c'est vrai que les guerres ont fait perdre tout un patrimoine ! C'est d'ailleurs pour ça que l'exposition était si intéressante. En essayant de rester positif, la fonte est une des raisons de
l'essor de la céramique...


@ +